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Chevaux & élevage

Les Bases de l'Alimentation du Cheval de Sport

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Les Bases de l'Alimentation du Cheval de Sport
Photo : Horse Experts German Horse Industry — CC BY-SA 3.0 de

Pour les chevaux de sport, une alimentation correcte est cruciale. Les propriétaires et cavaliers doivent équilibrer le niveau de travail et la haute performance avec la digestion naturelle du cheval, afin d'éviter les risques d'ulcères et les dommages à long terme. La règle est de commencer par les fourrages et de terminer par les concentrés. Tout apport supérieur à 2 g d'amidon par kg de poids vif par jour, ou 1 g d'amidon par kg par repas, risque de provoquer des ulcères gastriques, surtout lorsque l'ingestion de fourrage est faible.

Sommaire
  1. Fourrages Avant les Seaux
  2. Seuils d'Amidon
  3. Erreurs à Éviter : Abris, Foins, Grains
  4. Assez de Fourrage
  5. Liste de Contrôle
  6. Échographie, Gastrine à Helicobacter et Chevaux de Sport

Fourrages Avant les Seaux

Les experts affirment que les chevaux en condition intense ne peuvent pas disposer de suffisamment de temps au pré, donc un rationnement minutieux est nécessaire pour maintenir la santé digestive pendant le travail. Le European College of Equine Internal Medicine recommande au moins 1,5 kg de matière sèche (fourrage) par 100 kg de poids corporel par jour. L'écurie doit viser à fournir un minimum de 1% du poids du cheval quotidiennement en fourrage.

Le foin issu d'herbes riches en sucres peut stresser le système digestif, il est donc important de choisir des fourrages et foins à teneur moyenne en sucre, et de limiter l'accès aux pâturages trop riches. L'essentiel de l'apport énergétique quotidien doit provenir des fourrages, pas des concentrés.

Seuils d'Amidon

Le système digestif sensible du cheval ne peut traiter qu'une certaine quantité d'amidon. Il existe une limite largement admise de 2 g/kg de poids corporel d'amidon par jour. Les régulateurs américains recommandent de maintenir les repas concentrés en dessous de 1 g par kg de poids vif. Nourrir plus d'une fois par jour requiert un intervalle minimum de 6 heures entre les repas, pour permettre au système digestif d'absorber les grains et éviter une surcharge d'amidon.

Erreurs à Éviter : Abris, Foins, Grains

Lors de la préparation d'un cheval pour un entraînement sérieux, l'écurie doit d'abord s'assurer que le cheval reçoit suffisamment de fourrage. Ceci afin d'éviter une surcharge en sucres, qui provoque une acidose du gros intestin, des dommages hépatiques et des ulcères.

Ensuite, distribuer les concentrés en conséquence. Un cheval de performance a besoin de suffisamment d'énergie pour travailler dur, mais l'obtenir uniquement via les grains est une mauvaise méthode. Une portion d'aliment peut inclure avoine, betteraves et maïs, mais le niveau global d'amidon ne doit pas dépasser 2 g/kg par jour ou 1 g/kg par repas. Une autre portion peut inclure des granulés riches en fibres, de l'huile et des micronutriments, mais avec des matières grasses remplaçant l'amidon comme carburant de performance.

Assez de Fourrage

Pour constituer une ration équilibrée, le responsable d'écurie doit partir des fourrages, puis ajuster la ration de concentrés. Pour un cheval d'une tonne, les fourrages doivent atteindre les niveaux minimums recommandés, ajustés si nécessaire.

Liste de Contrôle

Un cavalier peut vérifier la ration de son cheval en mesurant trois éléments : la quantité de foin, la quantité d'amidon dans chaque repas concentré, et la quantité totale d'amidon dans la ration concentrée. La ration totale ne doit jamais dépasser 2 g/kg/jour d'amidon. Et aucun repas concentré unique ne doit surcharger l'estomac avec plus de 1 g d'amidon par kg de poids du cheval.

Échographie, Gastrine à Helicobacter et Chevaux de Sport

Dans les milieux sportifs et de loisir, l'incidence de la maladie gastrique squameuse équine (ESGD) est estimée à 63%.

Dans une étude, nourrir des chevaux à l'écurie sans pâturage avec des rations riches en amidon, un apport réduit en fourrage et élevé en concentrés, a provoqué des ulcères de grade 2+ chez tous les chevaux après 14 jours.

Ainsi, bien que les dommages causés aux chevaux par une alimentation mal gérée soient bien documentés, il n'existe pas de protocole communément accepté pour un diagnostic précoce, qui permettrait les ajustements nécessaires à une longue carrière.

La détection précoce et une alimentation soignée à base de pâturage, fourrages et concentrés limités sont donc essentielles pour maintenir les chevaux de performance compétitifs et en faire les champions de demain.

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